mardi 30 septembre 2014

Bilan de septembre


Lectures :
  • Divergente, tome 1, Veronica ROTH
  • Si un jour la vie t'arrache à moi, Thierry COHEN
  • Séquestrée, Chevy STEVENS
  • Variations énigmatiques, Eric-Emmanuel SCHMITT
  • The winner's curse, Marie RUTKOSKI
  • Miss Peregrine et les enfants particuliers, t.1, Ransom RIGGS
  • Avant toi, Jojo MOYES
  • L'épreuve, t.1 : Le labyrinthe, James DASHNER
Achats :
  • La roue du temps, t.1 : L'oeil du monde, Robert JORDAN
  • Ainsi résonne l'écho infini des montages, Khaled HOSSEINI
  • Miss Peregrine et les enfants particuliers, t.1, Ransom RIGGS
  • Miss Peregrine et les enfants particuliers, t.2 : Hollow city, Ransom RIGGS
  • Mamette, t.5 : La fleur de l'âge, NOB
  • Des cailloux dans le ventre, Jon BAUER
  • L'épreuve, t.1 : Le labyrinthe, James DASHNER

vendredi 26 septembre 2014

Mes journées remplies d'enfants

J'en ai parlé voilà quelques temps, cette année correspond pour moi à un tournant professionnel puisqu'elle s'inscrit dans le domaine de l'éducation : 
- en tant qu'animatrice d'ateliers culturels en maternelle (moyenne et grande sections) dans le cadre des Nouvelles Activités Pédagogiques ;
- en tant qu'encadrante d'études surveillées en primaire (CP au CM2) ;
- animatrice en ateliers pédagogiques en collège (avec principalement des 5èmes-4èmes) ;
- animatrice d'ateliers d'anglais pour des enfants de primaire.

Vous l'aurez compris, je passe mes journées entourées d'enfants, passant d'un niveau à l'autre, selon les jours, les heures. Et c'est... très prenant en énergie. C'est aussi très intéressant.

Intéressant d'abord sur les apports que l'on reçoit de tous ces enfants, et sur ce qu'on leur transmets aussi. Ce qu'on essaie du moins, pour certains. 
Intéressant aussi sur le plan des éclaircissements que cela apporte sur mes envies dans ce domaine. En effet, je m'attendais par exemple à préférer mes ateliers en maternelle que mon aide aux devoirs en primaire ; il se révèle que c'est plutôt l'inverse en fait. J'avais déjà travaillé avec la tranche d'âge 3-5 ans en centre de loisirs, pas avec des élèves de primaire ; j'avais aimé ça, bien que ça ait déjà été assez épuisant au final. Ca l'est encore plus en ayant 10 enfants qu'il faut essayer d'intéresser, qu'il faut faire rester assis et participer aux activités proposées. Ils savent que nous ne sommes pas enseignants mais animateurs et ce n'est pas sans impact. Certains se plient tout pareillement au cadre d'écoute ; d'autres sont plus dans un esprit "récré" et restent sourds aux tentatives de punition. Et dans l'ensemble, j'ai l'impression désagréable de parler un peu dans le vide, de ne pas transmettre grand chose, ou très peu. Et c'est assez frustrant. Malgré tout, en leur demandant ce qu'on a fait la fois précédente, j'ai quand même des réponses. Comme quoi ce n'est quand même pas vain (et heureusement).
En primaire, là encore, la première semaine a été un peu compliquée, avec l'étiquette "animatrice". Les autres intervenants pour les études sont des professeurs de l'école et la différence se sentait. Mais après un bon recadrement, maintenant c'est un plaisir plus grand de commencer l'heure et demie d'encadrement. Certes, ça n'est pas une étude à 200% studieuse où on entend une mouche voler. Mais les devoirs sont fait, on échange, ils demandent même parfois des exercices d'eux-mêmes. Et quand tout est bouclé, on arrive à des occupations à peu près calmes. Une élévation de la voix ou la prévention d'arrivée de travail supplémentaire remet les choses en place quand nécessaire. Quoiqu'il en soit, je  me suis attachée à ces élèves, même à certains qui sont plus difficiles que d'autres.
Dans ma préparation au CRPE, je me disais que peu importait le cycle qui me serait affecté (si je réussis le concours, ne nous emballons pas...). Je me dis avec ces deux expériences-ci que je préférerais quand même éviter le cycle 1 (maternelle). En même temps, l'enseignement y est aussi différente que l'intervention pour des ateliers... 

Cette réflexion est confortée par le plaisir que j'ai pris au premier atelier d'anglais que j'ai présenté à des élèves de primaire. C'était une première séance davantage axée sur leur présentation, les connaître un peu et savoir où ils en étaient. A partir d'un jeu de rôle, on a donc abordé les choses un peu en transversal avec le prénom, l'âge, les couleurs, l'origine, les j'aime/j'aime pas. Il y a des choses qu'ils ne connaissaient pas et on super bien enregistré ! A la fin ils en demandaient même encore. Et ça, c'est juste super agréable. Je pense que ces heures vont être très intéressantes. D'autant plus que je vais beaucoup axer sur le côté ludique, en  me basant sur des chansons, des films, des extraits de livres ou de BD, des thèmes qui leur parlent. 

Concernant le collège, je commence lundi. Il s'agit d'ateliers relais : c'est un dispositif mis en place pour les jeunes en phase de décrochage scolaire qui sont volontaires pour s'améliorer. La "politique" du collège dans lequel j'interviens est de choisir des élèves dits "décrocheurs silencieux", ceux qui restent en retrait de la classe, qui ont des problèmes de méthodologies, de compréhension, mais pas spécialement de comportement. Je n'aurais donc normalement pas de caïds en face de moi (j'espère sincèrement parce que c'est cela qui m'inquiétais un peu ; j'ai peu d'expérience dans le domaine, spécialement avec des ados, j'ai 24 ans, je suis toute petite (1m51), même avec un caractère droit et marqué, ça ne saute pas forcément aux yeux, je n'aurais pas le charisme pour me heurter à des graines de cadors). Même si je crains que ça ne soit un peu sportif (mais je n'en sais rien), je pense là encore que ça va être une expérience très enrichissante. Je suis pour le moment embauchée pour une session de 6 semaines, avec des séances découpées entre soutien scolaire, méthodologie, et projet thématique (sur la Justice pour cette session). Je souhaite que ça se passe bien et pouvoir continuer ensuite pour les prochaines sessions.

Voila voila. Tout ça pour dire que je suis bien occupée (et ça fait du bien), que j'ai un peu 36 casquettes, que je cours d'un endroit à l'autre, que c'est de la préparation (surtout pour tout ce qui est "ateliers"), que j'apprends à connaître une soixantaine de gamins allant de 4 à 16 ans, que c'est un plaisir même si c'est bouffeur d'énergie. Je suis un peu claquée, j'ai moins de temps pour moi, je lis moins, mais j'aime tout ça et j'espère que ça durera jusqu'en juillet !

mardi 23 septembre 2014

Top Ten Tuesday #02


Allez, je me lance enfin dans ce rendez-vous que j'essaierai de faire toutes les semaines : le Top Ten Tuesday. 
Ce petit rituel a été créé par The broke and the bookish et repris en Français par Iani
Il s'agit de lister chaque semaine un Top 10 selon un thème littéraire proposé. Cette semaine, le thème est le suivant :

Les 10 livres à lire cet automne 
(votre PAL d'automne)

1. L'épreuve, t.1 : le labyrinthe, de James DASHNER (qui est déjà dans ma PAL)
2. Angor, de Franck THILLIEZ (qui sort le 9 octobre)
3. Le chuchoteur, de Donato CARRISI
4. La maîtresse de Rome, de Kate QUINN
5. La sélection, de Kiera CASS
6. La carte du temps, de Félix J. PALMA
7. Le passeur du temps, de Mitch ALBOM
8. Le sabotage amoureux, d'Amélie NOTHOMB
9. Les apparences, de Gyllian FLYNN (relecture)
10. Hollow City, de Ransom RIGGS

lundi 22 septembre 2014

Concours #01 ! "150 j'aime sur Facebook"


Bonjour bonjour !!

La page Facebook du blog ayant atteint un peu plus de 150 "j'aime", j'organise un concours pour fêter ça !

N'ayant ni trop les moyens ni trop le temps en cette période, les lots ne compteront par contre pas parmi les dernières belles nouveautés, j'en suis désolée, mais le coeur y est vraiment.
Je vous propose donc de gagner :
- un exemplaire poche de La douce empoisonneuse, d'Arto Paasilinna
- et 2 marques-pages illustrés par Rébecca Dautremer.

Vous l'aurez compris, il y aura donc 3 gagnant(e)s.

Les conditions pour participer sont simples :
- si vous avez Facebook (ou une page) : aimer la page "Lylou Bouquine", aimer le statut qui présente le concours et le commenter, et partager ce concours sur votre propre page / profil.
- sinon, simplement commenter cet article pour m'en informer (et optionnellement partager ce concours sur votre blog, sur votre chaîne, ou n'importe où ailleurs sur le Net).

Les inscriptions se font jusqu'au 10 octobre minuit.

Bonne chance à toutes et tous !

dimanche 21 septembre 2014

La musique du dimanche #02 : "La pluie", Oldelaf


Une musique que j'aime beaucoup, qui est de circonstance avec une partie de la météo de la journée (bien qu'elle ce soit améliorée par la suite). Je la trouve toute jolie cette chanson qui donne envie de rester bien au chaud à cocooner à la maison, entre couette et câlinage, quand il fait un temps tout pourri dehors. J'adooore ça ! 
Bonne écoute !

vendredi 19 septembre 2014

Film : La voleuse de livres

Sortie : février 2014

Synopsis :  

L’histoire de Liesel, une jeune fille envoyée dans sa famille d’adoption allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle apprend à lire avec le soutien de sa nouvelle famille, et de Max, un réfugié Juif qu’ils cachent sous leurs escaliers. Pour Liesel et Max, le pouvoir des mots ainsi que leur propre imagination vont devenir leur seule échappatoire face à la guerre.

Mon avis :

La lecture de ce livre voilà 2-3 ans (?) avait été pour moi un coup de coeur. L'écriture, l'histoire, la double-voix avec la Mort en narratrice, et de belles phrases relevées. J'étais donc assez impatiente de voir ce film. Bon, j'ai un peu traîné mais c'est enfin arrivé.

Je n'ai pas vu les deux heures passer. J'ai retrouver la beauté du livre dans cet univers d'horreur nazi. L'amitié et le goût de la lecture sont les principaux thèmes abordés, et étant sensible aux deux, il est, je pense, normal d'être touché.

Il faudrait que je relise le roman, pour bien me le remettre en mémoire. Il m'avait, il me semble, quand même plus atteinte que le film. Mais le talent de l'écriture y est sûrement pour quelque chose. J'ai souvenir aussi que la narration de la Mort, qu'on retrouve ici par la voix off, était plus présente, marquant plus l'originalité de ce choix de point de vue. Mais c'est en tout cas très bien qu'on le retrouve quand même dans le film, même si c'est moins marqué.

Mes petits bémols :

- Bien qu'on soit en Allemagne et qu'on se doute que les personnages parle la langue du pays, l'abécédaire est en anglais...

- [ATTENTION SPOILER !!] La fin un peu cliché bien net : les morts bien propres (bon, la boucherie serait peut-être mal passé aussi mais quand même...), le "je t'ai..." inachevé, Max qui revient frais comme un gardon, voire plus remplumé qu'avant... Je ne me souviens pas de comment est traitée la fin dans le roman, donc je n'ai pas de comparaison sur ce plan ; ce n'est que mes impressions ressortant du visionnage du film.

J'ai en tout cas trouvé cette réalisation réussie et je recommande ce film, tout comme le livre, très chaleureusement.

jeudi 18 septembre 2014

L'apparence de la chair, Gilles CAILLOT







TITRE : L'apparence de la chair
AUTEUR : Gilles Caillot
EDITION : Editions Toucan (2012)
NOMBRE DE PAGES : 416







Présentation :

Pour le capitaine de police Sylvie Branetti, la vie s'est arrêtée il y a quinze ans, lorsque le tueur qu'elle poursuivait a enlevé sa fille Lila avant de disparaître.

Après un passage obligé en hôpital psychiatrique et des séances régulières de psychothérapie et d'hypnose, elle se raccroche à un seul objectif: savoir ce qui est arrivé à Lila. La découverte d'un cadavre mutilé, arborant la même signature que celle du monstre qu'elle a croisé par le passé, la propulse à nouveau dans l'horreur. Mais elle a cette fois une espérance: connaître enfin la vérité.

Accompagnée de Paul Bénito, son ancien amant, elle veut suivre avec acharnement les traces laissées par le bourreau et mène une enquête aux confins de la réalité, un parcours peuplé de rêves étranges qui la submergent de plus en plus. Où cela pourra-t-il finir? Et si tout n'était qu'apparence? Bienvenue dans le chaos.

Mon avis :

Ca commence comme ça arrive souvent dans les thrillers : en suivant une jeune femme flic dont la vie a été ruinée suite à une enquête. Sylvie a vu sa fille Lila enlevée par "Le Tanneur", tueur en série qu'elle traquait, qui dépeçait ses victimes pour en coudre la peau sur les prochaines sur sa liste. 15 ans sans nouvelles de lui, puis un cadavre est retrouvé avec les mêmes caractéristiques ainsi que des indices menaçant Sylvie. 

J'ai plutôt aimé cette lecture, sans toutefois que ça soit un coup de coeur. J'ai trouvé l'écriture fluide et j'ai aimé suivre cette enquête. Néanmoins, quand les choses ont commencé à tourner un peu, même si je voulais savoir où cela allait me mener je n'étais pas plus "impatiente" que ça. Moins que dans d'autres romans du même genre (Franck Thilliez notamment) en tout cas.

Quant à la fin, j'ai été un peu déçue. Même si évidemment ça pose la situation, j'ai trouvé que ça laissait quand même quelques points d'interrogations sur le pourquoi de l'histoire.

Miss Peregrine et les enfants particuliers - Ransom RIGGS






TITRE : Miss Peregrine et les enfants particuliers
AUTEUR : Ransom Riggs
EDITION : Bayard Jeunesse (2012)
NOMBRE DE PAGES : 438







Présentation :

Jacob est un ado comme les autres, excepté qu'il se pose des questions sur son mystérieux grand-père. Quelles sont ces étranges photos d'enfants qu'il lui montrait quand il était petit ? Les histoires qu'il lui contait sur eux étaient-elles vraies? Et pourquoi disparaissait-il aussi souvent ?
Tout s'accélère le jour où il le retrouve blessé dans son jardin. Jacob a vu des monstres, il en est sûr, et personne ne veut le croire. Il ne lui reste qu'à suivre les dernières instructions qu'a murmuré son grand-père avant de rendre son dernier souffle...

Mon avis :

Cela faisait quelques temps que ce livre était dans ma liste d'envie. Et là, le drame est survenu : j'ai appris qu'on ne le trouvait plus nulle part ! Heureusement, en cherchant un peu, j'ai pu le trouver par un vendeur particulier sur Amazon, et j'ai pu recevoir ce roman.

C'est d'abord un très bel objet-livre : une couverture intrigante, un effet velouté, une tranche qui fait bien dans une bibliothèque, des pages aérée, des petits liserés, de nombreuses photographies et des pages de chapitres soignées.

On plonge dans cette histoire qui touche au fantastique, en suivant Jacob qui est bien intrigué par les histoires que lui raconte son grand-père. Quand celui-ci voit sa vie toucher à sa fin, Jacob décide de partir sur les traces de ses récits, pour savoir enfin si ceux-ci peuvent avoir été réels ou non. 
Ce premier aspect des choses m'a un peu rappelé Big Fish : partir sur les traces des fabulations de son père ou de son grand-père, sans savoir où se situe la frontière entre réalité et fiction... 

Vous l'aurez compris, on ne plonge pas dans un univers d'horreur comme pourrait le laisser penser la couverture. On est là davantage dans une enquête mêlée de fantastique, dans un monde certes sombre, qu'on imagine du moins comme en noir et blanc.

C'est aussi une histoire qui aborde le sujet de la Seconde Guerre mondiale, comme une trame de fond. Qu'il s'agisse de transférer les "monstres" dans une autre vision de notre monde, ou de revivre éternellement une journée de bombardement. 

Ca n'a toutefois pas été un coup de coeur. Sûrement parce que je m'attendais peut-être à autre chose, en tout cas à ce que ça soit un peu moins "jeunesse" (avec le côté très manichéen aussi). Je lirai quand même le tome 2 que je dois recevoir dans les prochains jours, et qui rejoindra ma bibliothèque pour mon grand plaisir esthétique aussi.

mercredi 17 septembre 2014

Mille soleils splendides, Khaled HOSSEINI







TITRE : Mille soleils splendides
AUTEUR : Khaled Hosseini
EDITION : Belfond (2007)
NOMBRE DE PAGES : 405









Présentation :

Forcée d'épouser un homme de trente ans son aîné, Mariam ne parvient pas à lui donner un fils. Après dix-huit années de soumission à cet homme brutal, elle doit endurer une nouvelle épreuve : l'arrivée sous son propre toit de Laila, une petite voisine de quatorze ans. Enceinte, Laila met au monde une fille. D'abord rongée par la jalousie, Mariam va finir par trouver une alliée en sa rivale. Toutes deux victimes de la violence et de la misogynie de leur mari, elles vont unir leur courage pour tenter de fuir l'Afghanistan. Mais parviendront-elles jamais à s'arracher à cette terre afghane sacrifiée, et à leur ville, Kaboul, celle qui dissimulait autrefois derrière ses murs « mille soleils splendides » ?

Mon avis :

Mariam vit à la campagne avec sa mère, tandis que son père vit en ville avec ses 3 femmes. Il vient la voir tous les jeudis et la petite fille l'attend avec impatience. Jusqu'à son anniversaire. En effet, ce jour, il lui promet de l'emmener au cinéma mais ne vient pas la chercher. Mariam décide alors de le rejoindre en ville, mais se trouve fort déconvenue quand celui-ci ne veut pas la recevoir. Quand elle rentre, sa mère qui s'est sentie abandonnée, est morte. Ca ne sera que le début de la difficile vie de Mariam, que l'on suit tout au long de ce roman. Suite à son mariage avec Rachid, elle connaîtra la cruauté de cet homme. Et ça sera aussi le cas de la jeune Laila, qui était pourtant la plus heureuse des petites filles avant cette rencontre. Le destin des deux femmes se trouvera lié par cet homme violent, dans cette ville de Kaboul qui connaît bien des bouleversements.

J'aime beaucoup Khaled HOSSEINI. J'avais adoré "Les cerf-volants de Kaboul", qui m'avait déjà beaucoup touchée. C'est encore le cas de "Mille soleils splendides". Lui aussi dresse un tableau intéressant de ce monde Afghan, dans tous ses aspects : certes avec ses travers et excès mais aussi ses traditions, les mentalités, le pays lui-même, ses paysages et ses modes de vie, ses difficultés politiques aussi. 

Par ailleurs, l'attachement aux personnages est certain là encore. On espère le mieux pour ces femmes plongées dans tant de difficultés.

Un beau roman qui nous plonge totalement dans son univers.

mardi 16 septembre 2014

Le papillon de Siam, Maxence FERMINE





TITRE : Le papillon de Siam
AUTEUR : Maxence Fermine
EDITION : Albin Michel (2010) / Le livre de poche (2013)
NOMBRE DE PAGES : 168 chez Le livre de poche










Présentation :

Cambodge, janvier 1860. Epuisé par la traque sans fin de l'insaisissable « papillon de Siam », incarnation de l’âme du premier roi du pays, l’explorateur et géographe français Henri Mouhot découvre, enfouie sous une végétation tentaculaire, une cité perdue. Où qu'il pose les yeux, ce ne sont que portiques, chapiteaux, coupoles, bas-reliefs se découpant sur l'azur du ciel et l'émeraude des forêts. Angkor, cité de silence et de mystère, hantée par la légende de la déesse aux bijoux d'or et de jade et du Roi lépreux, Angkor la maudite, la ville interdite, vient de sortir de longs siècles de sommeil et d'oubli.

Mon avis :

J'ai aimé cette lecture qui nous emmène jusqu'en Asie du Sud-Est, entre le Cambodge et le Laos. Nous suivons l'histoire d'Henri Mouhot (1826-1861), explorateur qui, après des séjours en Russie, Italie, Ecosse..., part à la recherche d'un papillon rare, pour le compte de l'Angleterre.

Même si aucun spécimène de cette espèce ne sera ramené de ce voyage, la quête n'est pas vaine : Henri va en effet découvrir, par hasard, la mystérieuse cité d'Angkor, et son histoire. 

Celle-ci n'est pas spécialement très développée, le fil étant plus axé sur l'itinérance du naturaliste. On a un bon aperçu de cette région d'Asie, sa nature, ses mystères.

Cette lecture m'a un peu rappelé Soie, même si la recherche n'est pas la même. 


Top Ten Tuesday #01


Allez, je me lance enfin dans ce rendez-vous que j'essaierai de faire toutes les semaines : le Top Ten Tuesday. 
Ce petit rituel a été créé par The broke and the bookish et repris en Français par Iani
Il s'agit de lister chaque semaine un Top 10 selon un thème littéraire proposé. Cette semaine, le thème est le suivant :

Les 10 auteurs dont vous n'avez lu qu'un seul livre mais aimeriez en lire d'autres.

1. Grégoire Delacourt : j'ai apprécié la lecture de La liste de mes envies. J'ai dans ma PAL On ne voyait que le bonheur qui vient de sortir, je pense le lire sous peu.

2. Haruki Murakami. J'avais beaucoup aimé Kafka sur le rivage. Il en a sorti beaucoup d'autres, dont j'ai entendu et lu du bien, donc...

3. Markus Zusak. La voleuse de livres avait été un gros coup de coeur quand je l'avais lu. Je le relirais bien d'ailleurs, parce que ça fait un moment et que le film m'a bien donné envie de me replonger dans le roman. Et je découvrirai bien Le messager, du même auteur.

4. Jean-Christophe Grangé. Toujours pour le goût pour les thrillers. La ligne noire ne m'avait pas marquée plus que ça, mais il en a peut-être qui me plairont davantage.

5. Philippa Gregory. Deux soeurs pour un roi a été une lecture géniale. Ses autres livres me plairont sûrement.

6. Patrick Süskind. J'ai évidemment lu Le parfum. La contrebasse est dans ma WL.

7. Michel Bussi. J'ai commencé avec Un avion sans elle. J'ai acheté Nymphéas noirs, qui m'attend dans ma bibliothèque.

8. Carlos Ruiz Zafon, dont j'ai lu L'ombre du vent. Ayant entendu parler d'autres de ses écrits, je m'y pencherais bien.

9. R.J. Ellory. J'avais trouvé Seul le silence vraiment génial, tant sur l'histoire que sur l'écriture. J'aimerais découvrir d'autres livres de l'auteur pour retenter le coup de coeur.

10. Fred Vargas, que j'ai découvert avec Pars vite et reviens tard. Je dois en avoir un ou deux autres dans ma PAL et dans ma WL. Un auteur connu que j'aimerais, moi, mieux connaître.

lundi 15 septembre 2014

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates - Mary Ann SHAFFER & Annie BARROWS

Présentation :

Janvier 1946. Tandis que Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale, Juliet Ashton, jeune écrivain, compte ses admirateurs par milliers. Parmi eux, un certain Dawsey, habitant de l'île de Guernesey, qui évoque au hasard de son courrier l'existence d'un club de lecture au nom étrange : « Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates »… Passionnée par le destin de cette île coupée du monde, Juliet entame une correspondance intime avec les membres de cette communauté. Et découvre les moyens fantaisistes grâce auxquels ces amis bibliophiles ont résisté à l'invasion et à la tragédie. Jusqu'au jour où, à son tour, elle se rend à Guernesey. Pour Juliet, la page d'un nouveau roman vient de s'ouvrir, peut-être aussi celle d'une nouvelle vie…



Mon avis :

Je ne suis pas une habituée des romans épistolaires mais celui-ci m'a bien plu ; j'ai passé un bon moment de lecture. J'ai aimé ces personnages simples et leurs échanges qui nous donnent un aperçu de ce qu'a pu être l'Occupation pour les iliens. Mais ce n'est pas tout ; c'est aussi la vie de l'île, de ses habitants, leurs liens, qui nous sont décrits. Le plaisir de la naissance du goût pour la lecture aussi, pour ces hommes et ces femmes pour qui ça n'était au départ qu'un prétexte. 

Bref, une lecture agréable.

"C'est ce que j'aime dans la lecture. Un détail minuscule attire votre attention et vous mène à un autre livre, dans lequel vous trouverez un petit passage qui vous pousse vers un troisième livre. Cela fonctionne de manière géométrique, à l'infini, et c'est du plaisir pur." 

La confusion des sentiments, Stefan ZWEIG






TITRE : La confusion des sentiments
AUTEUR : Stefan Zweig
EDITION : Stock (1982)
NOMBRE DE PAGES : 126











Présentation :

Au soir de sa vie, un vieux professeur se souvient de l’aventure qui, plus que les honneurs et la réussite de sa carrière, a marqué sa vie. À dix-neuf ans, il a été fasciné par la personnalité d’un de ses maîtres ; l’admiration et la recherche inconsciente d’un Père font alors naître en lui un sentiment mêlé d’idolâtrie, de soumission et d’un amour presque morbide.

Mon avis :

Dès les premières pages, j'ai aimé l'écriture de cette nouvelle. C'est avec une très belle plume que l'on suit ce jeune homme qui va découvrir l'amour d'apprendre, notamment grâce à un professeur qui le fascine rapidement. Sa relation avec ce pédagogue est assez passionnante, se rapprochant rapidement des réactions d'un amoureux éconduit, d'une pointe de jalousie lorsque l'homme rejette ses questions. Puis on sent que celle-ci évolue, on se doute un peu du dénouement, qui sera une nouvelle touche d'apprentissage dans la vie du garçon que l'on suit. Puisque c'est bien une nouvelle d'apprentissage, sur un sujet toujours actuel. De situations banales ressortent un attrait certain et beaucoup à apprendre. Un beau classique.

samedi 13 septembre 2014

Film : L'échange

Sortie : 2008

Synopsis :

Los Angeles, 1928. Un matin, Christine dit au revoir à son fils Walter et part au travail. Quand elle rentre à la maison, celui-ci a disparu. Une recherche effrénée s'ensuit et, quelques mois plus tard, un garçon de neuf ans affirmant être Walter lui est restitué. Christine le ramène chez elle mais au fond d'elle, elle sait qu'il n'est pas son fils...

Mon avis :

J'avais vu ce film au cinéma lorsqu'il est sorti ; on l'a regardé de nouveau à deux hier soir, avec mon homme qui ne le connaissait pas. J'étais sortie assez bouleversée à l'époque, à juste titre je suppose. L'histoire de cette femme à qui on ramène un fils qui n'est pas le sien et qui se heurte aux institutions qui ne veulent pas admettre leur erreur, est assez difficile. L'enfant a rapetissé : quel est le souci ?? Le combat d'une mère, donc, qui souhaite que les autorités reprennent les recherches de son véritable enfant. Ce combat mènera vers des vérités elles aussi douloureuse. Mais le combat est admirable.

Je n'aime pas beaucoup Angélina Jolie (je l'ai déjà dit je crois), mais elle joue juste dans ce film.

La chambre des curiosités, PRESTON & CHILD






TITRE : La chambre des curiosités
AUTEURS : Preston & Child
EDITION : J'ai lu (2005)
NOMBRE DE PAGES : 700











Présentation :

Les travaux de construction d’une tour à Manhattan mettent à jour un charnier, des dizaines de squelettes d’adolescents enfouis là depuis plus d’un siècle. L’enquête menée par l’agent du FBI Pendergast, aidé par l’archéologue Nora Kelly et le journaliste William Smithback, va mettre en évidence les agissements d’un savant fou dans les années 1880. Le problème, c’est que d’étranges meurtres se produisent encore et que quelqu’un semble très intéressé par les archives du Muséum d’histoire naturelle, comme si le passé pouvait revivre. Quant à Pendergast, l’original qui circule à bord d’une vieille Rolls, modèle 1959, il est d’autant plus concerné par cette affaire qu’elle semble intimement liée à l’histoire étrange de sa propre famille.

Mon avis :

C'est le premier Preston & Child que je lis et j'ai vraiment beaucoup aimé. Le trio archéologue passionnée / journaliste désavoué / agent du FBI mystérieux m'a embarquée avec lui tout au long de cette enquête qui défie le temps. 

J'ai aussi aimé cette ambiance "musée poussiéreux". Peut-être parce que j'exerce moi-même dans le culturel et que j'ai eu des expériences en musées et me suis attachée à cet atmosphère. 

Les expériences de scientifiques un peu fous mènent presque à un aspect fantastique qui ne gâche pas l'intrigue, loin de là. Et celle-ci n'est pas cousue de fil blanc ; j'ai été captivée jusqu'au bout des dernières pages, et je n'ai pas vu arriver la conclusion avant la fin.

Je pense que je lirai les autres livres des auteurs !

vendredi 12 septembre 2014

La cité sans aiguilles, Marc TORRES






TITRE : La cité sans aiguilles
AUTEUR : Marc Torres
EDITION : Viviane Hamy
ANNEE : 2014
NOMBRE DE PAGES : 140








Présentation :

Qu’ont donc en commun l’Horloger, l’Écrivain et le Guerrier ? Une quête et une même destination dont ils ignorent tout : la Cité sans aiguilles. Alors qu’ils cheminent irrémédiablement en solitaire, ces trois hommes vont voir leurs destins se croiser. Et c’est ensemble qu’ils réaliseront le grand dessein auquel ils étaient prédestinés...

Autrefois connu sous le nom de Cité Blanche, ce territoire est gouverné par le Roi Blanc dont la renommée n’est plus à faire. Son royaume est prospère et il est entouré de sa précieuse reine et de Guillaume, son fidèle conseiller. Pourtant, cet équilibre va bientôt être mis à mal, les fondations de la cité fragilisées, bouleversées, par une nouvelle de bien mauvais augure...

Quelle est l’origine de ce basculement ? Quelle est la nature de la souffrance qui consume le Roi Blanc pour qu’il plonge ainsi ses sujets dans un profond désarroi ? Quel rôle vont jouer nos trois héros dans l’histoire de cette cité désormais sans aiguilles, là où le Roi Blanc essaie de maîtriser le temps ?

Mon avis :

C'est un cadeau de mon chéri, un peu au hasard. Mais le hasard fait parfois bien les choses : j'ai aimé cette lecture. 

C'est un roman sous forme d'une sorte de voyage initiatique, en suivant trois personnages qui doivent se rendre jusqu'à la cité sans aiguilles. Personne ne sait où se trouve cet endroit ; on a juste un aperçu du Roi blanc qui y règnerait et dont on suit également l'histoire. Ces quatre destins finissent par se rejoindre, au fil d'une écriture mêlée de poésie et de philosophie. L'amour, le temps, le pardon, le pouvoir, l'apprentissage... autant de sujets abordés avec les différents profils, avec de nombreuses phrases qui peuvent être retenues.

"- C'est tout ce que tu emportes, répéta-t-il, et pourtant tu t'encombres de ces choses inutiles. Que comptes-tu en faire ?
- Les choses sont toujours inutiles juste avant qu'on en ait besoin. Hier, j'ai béni les dieux de m'avoir fourni un brin d'herbe.
- Un brin d'herbe ?
- Avec cette herbe, j'ai fait sortir un grillon de son trou, et je l'ai amené chanter sous la fenêtre d'une belle. Et sais-tu ce qu'elle a fait, la belle ? Elle m'a offert son lit pour me remercier de ma musique. Savais-tu que grâce à un brin d'herbe ou pouvait passer des nuits merveilleuses ?"

"Qui peut dire ce que deviennent nos mots une fois sortis de nos bouches ? S'éteignent-ils vraiment ? Ou bien résonnent-ils encore en sourdine, dans quelque coin de l'Univers, en attendant le jour où ils serviront à nous juger ?"

J'ai beaucoup aimé l'écriture, belle sans être compliquée. C'est un premier roman de l'auteur et je pense que je lirai d'autres de ses écrits s'il réitérait le fait.J'ai beaucoup aimé l'écriture, belle sans être compliquée. 

"- Je lirai ton récit, assura-t-il en serrant le parchemin contre son ventre, parce que la Salle du Trésor ne serait jamais assez solide pour accueillir celui-ci. Il me tarde de découvrir les belles images que l'on garde lorsqu'on avance en âge.
- On ne garde pas de belles images, Sire... On garde des images, qui deviennent belles."

Les pages de notre amour, Nicholas SPARKS





TITRE : Les pages de notre amour
AUTEUR : Nicholas SPARKS
EDITION : Pocket
NOMBRE DE PAGES : 212









Présentation :

"Je suis un homme ordinaire, et j'ai mené une vie ordinaire. Aucun monument ne sera élevé à ma mémoire, et mon nom sera vite oublié. Mais j'ai aimé de tout mon cœur, de toute mon âme.". Telles sont les paroles de Noah. Allie et lui se sont connus alors qu'ils n'avaient encore que quatorze ans et depuis l'amour n'a jamais cessé de les unir. Aujourd'hui, cinquante ans plus tard, Noah veille sur Allie atteinte de la maladie d'Alzheimer. Lorsqu'elle a ressenti les premiers symptômes, elle lui a demandé de lui faire la lecture de leur propre histoire. Alors, pendant des heures, il reste auprès d'elle et lui raconte inlassablement leur bonheur. L'évocation au jour le jour de leur amour parviendra-t-il à freiner l'inexorable progression du mal qui ronge Allie ?

Mon avis :

Voilà encore une lecture qui me chamboule, j'ai vraiment beaucoup aimé. L'écriture est belle ; l'histoire encore plus. Je suis chaque fois touchée par ce genre de destins. Même si j'espère bien sûr ne pas rencontrer ce genre de problème sur ma route, je ne peux qu'espérer, si malheureusement c'est le cas, que ce soit avec un tel amour dans les difficultés. On imagine combien ça peut être difficile pour Noah de ne pas être reconnu par son épouse, et ce monsieur dégage une telle force, un tel amour, un amour tel qu'il repousse parfois la maladie, qu'on ne peut que pleinement compatir. 

Il y a peu, j'ai vu une histoire semblable : un couple d'anciens dont la femme était touchée par Alzheimer. Son mari depuis une cinquantaine d'année aussi restait à ses côtés, semblable à Noah, et s'occupait d'elle comme de "sa princesse". C'est tellement beau et tellement triste à la fois... Mais j'ai été plus retournée encore quand, avec mon homme il y a quelques mois, nous mangions au restaurant ; notre table jouxtait celle d'un vieux monsieur qui racontait à un ami plus jeune, que sa femme commençait à ne plus le reconnaître, etc, et qu'il combattait malgré la douleur ressentie face à cela. Ça me sappe bien le moral mais encore une fois, c'est une chance de vivre un amour si fort... même si ce genre de contreparties n'en est que plus difficile.

Bref, pour en revenir au livre, je me suis aussi sentir concernée par l'écriture de lettres tout au long de leur vie. Je trouve que c'est une excellente idée et, dans le même esprit, j'écris moi-même un journal, ne serait-ce que du quotidien, des ressentis au jour le jour, les petites choses de chaque journée... Bien sûr, ça ne paraît pas toujours passionnant, mais parfois ça fait du bien, et en tout cas je suis persuadée que c'est le genre d'écrit qu'on redécouvre avec plaisir quelques années plus tard, voire quelques décennies plus tard. D'autant plus dans des conditions de maladies comme c'est le cas dans l'histoire, mais même simplement dans les vieux jours. De la joie teintée de nostalgie : ça reste l'un des plus beaux ressentis à mon goût...
"Dans les moments de peine et de chagrin, je veux te serrer contre moi et te bercer, te prendre ta douleur et la faire mienne. Quand tu pleures, je pleure, et quand tu as mal, j'ai mal. Tous les deux nous allons essayer de retenir le flot des larme et de désespoir pour avancer malgré tout par les rues défoncées de l'existence."

J'ai trouvé le film tout aussi émouvant, touchant, même si j'imaginais les personnages un peu différemment.

jeudi 11 septembre 2014

Demain, Guillaume MUSSO






TITRE : Demain
AUTEUR : Guillaume Musso
EDITION : XO Editions
ANNÉE : 2013
NOMBRE DE PAGES : 440











Présentation :

Emma vit à New York. À 32 ans, elle continue de chercher l’homme de sa vie. Matthew habite à Boston. Il a perdu sa femme dans un terrible accident et élève seul sa fille de quatre ans.
Ils font connaissance grâce à Internet et bientôt, leurs échanges de mails les laissent penser qu’ils ont enfin droit au bonheur. Désireux de se rencontrer, ils se donnent rendez-vous dans un petit restaurant italien de Manhattan.
Le même jour à la même heure, ils poussent chacun à leur tour la porte du restaurant. Ils sont conduits à la même table et pourtant… ils ne se croiseront jamais.
Jeu de mensonges ? Fantasme de l’un ? Manipulation de l’autre ? Victimes d’une réalité qui les dépasse, Matthew et Emma vont rapidement se rendre compte qu’il ne s’agit pas d’un simple rendez-vous manqué…

Mon avis :

Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu de MUSSO. Je l'ai retrouvé avec plaisir. Ca ne tombe pas dans le trop niais, j'ai aimé l'intrigue, ce mélange entre passé et présent, les questions qui se succèdent au fur et à mesure que l'histoire avance. Un beau suspense et des scènes qui font penser à des scènes de film.
J'ai apprécié les personnages, l'entrain d'Emma notamment, l'évolution de Romuald aussi. Un duo sympa qui va aider le professeur désespéré d'avoir perdu sa femme. Le mystère de la situation les mènera de rebondissement en rebondissement. 
Sans too much, sans guimauve. C'est une lecture qui m'a plu.

The winner's curse, Marie RUTKOSKI






TITRE : The winner's curse
AUTEUR : Marie Rutkoski
EDITION : Farrar Straus Giroux
ANNEE : 2014
NOMBRE DE PAGES : 353








Présentation :

Winning what you want may cost you everything you love.
As a general’s daughter in a vast empire that revels in war and enslaves those it conquers, seventeen-year-old Kestrel has two choices: she can join the military or get married. But Kestrel has other intentions.
One day, she is startled to find a kindred spirit in a young slave up for auction. Arin’s eyes seem to defy everything and everyone. Following her instinct, Kestrel buys him – with unexpected consequences. It’s not long before she has to hide her growing love for Arin.
But he, too, has a secret, and Kestrel quickly learns that the price she paid for a fellow human is much higher than she ever could have imagined.

Gagner ce que vous voulez peut vous coûter tout ce que vous aimez.
En tant que fille d’un général dans un vaste empire qui se délecte de la guerre et réduit en esclavage ceux qu’il conquiert, Kestrel, dix-sept ans, a deux possibilités : elle peut rejoindre l’armée, ou se marier. Mais Kestrel a d’autres intentions.
Un jour, elle est frappée de trouver un alter ego en un jeune esclave proposé dans une vente aux enchères. Les yeux d’Arin semblent défier tout et tout le monde. Suivant son instinct, Kestrel l’achète – avec des conséquences inattendues. Il ne se passe pas longtemps avant qu’elle doive cacher son amour grandissant pour Arin.
Mais lui aussi a un secret, et Kestrel apprend vite que le prix qu’elle a payé pour un être humain est bien plus élevé que tout ce qu’elle a jamais pu imaginer.

Mon avis :

J'ai pris connaissance de ce livre sur une chaîne Youtube d'une booktubeuse mais je ne sais plus laquelle. Quoiqu'il en soit, je ne regrette pas ! 

J'ai d'abord craqué pour cette couverture, vraiment très jolie. J'ai aussi trouvé le "design" intérieur très classe, avec les nombres des chapitres à la verticale, une police aérée, les pages de présentations (titre, remerciements, etc.) en noir... C'est déjà un bel objet-livre.

L'histoire nous plonge dans un royaume où vivent les Valoriens et les Herranis, les seconds étant devenus les esclaves des premiers suite aux conquêtes antérieures. Nous suivons Kestrel, fille d'un grand général Valorien qui voudrait bien qu'elle suive la voie militaire. Or, cela n'attire pas du tout la jeune fille. 
Lors d'une vente aux enchères, Kestrel se trouve à acheter Arin, un esclave qui semble bien particulier. Il rejoint donc la maison de Kestrel, mais cela pourrait bien avoir des conséquences sur leur relation, ainsi que quelques unes à une plus grande échelle...

J'ai aimé ces deux personnages principaux : Kestrel, un peu rebelle, et Arin le mystérieux. Bien qu'il y ait rapprochement entre eux, on ne tombe pas dans les clichés de la romance. D'autant plus que les autres enjeux de l'histoire prennent une bonne place aussi. L'action n'avance pas à toute vitesse, assez centrée sur les relations entre les personnages, mais les aspects politiques et militaires restent quand même sous-jacents et c'est ainsi qu'on avance subtilement dans cette histoire qui remue le royaume, un peu inspiré du monde greco-romain (les habits, les esclaves, la ville...). La fin accélère le mouvement et laisse présager un second tome peut-être axé un peu plus politique. Il n'empêche que j'ai hâte de sa sortie, pour connaître certes l'évolution de ces deux peuples et leur devenir, mais aussi quels impacts cela pourra avoir sur Kestrel et Arin.

Belle découverte pour cette reprise de la VO.

Pas ce soir ma chérie, j'ai mal à la tête, Isabelle DUBE



Présentation :

Élisabeth, une jeune fashionista célibataire, vient de terminer ses études. À vingt-six ans, elle rêve non seulement d’entreprendre une carrière fructueuse, mais aussi de trouver le grand amour. Élevée à l’ère de l’hypersexualisation et des cours de sexualité par le biais de la pornographie sur Internet, la jeune femme ne rencontre que des hommes ayant écarté le romantisme pour s’adonner au sexe récréatif et extrême. Pas question pour Élisabeth de suivre cette mode-là uniquement parce qu’elle est dictée par certaines stars ! Jusqu’au jour où, enfin, le destin fait son œuvre. Élisabeth a le coup de foudre pour l’homme idéal qui, contre toute attente, n’est pas aussi parfait qu’elle croyait…


Mon avis :

Voila une lecture qui ne me marquera pas. Ce n'est pas tellement une surprise, mais je l'avais dans ma liseuse donc je comptais bien le lire. Néanmoins, même si l'ensemble reste négatif, je ne le démolirais pas non plus complètement.

J'ai trouvé la première partie inutile pour l'histoire. J'ai un peu plus accroché à la seconde, quand Elisabeth est avec Simon et qu'elle doit faire face au manque de libido de ce dernier. C'est un sujet rarement abordé du côté masculin ; or il existe bien, et j'ai pleinement compati avec la jeune femme. Connaissant le problème, les tas de questions que ça soulève et les conséquences annexes, j'ai trouvé le roman plutôt dans le vrai.

A côté de ça, le vocabulaire canadien utilisé ainsi que les excursion d'Elisabeth avec ses groupes de touristes aux chutes du Niagara, Toronto, Ottawa, etc. m'ont rappelé le voyage que j'ai fait au Canada voilà maintenant plusieurs années (trop nombreuses), souvenirs d'un séjour exceptionnel dans ce magnifique pays aux habitants plus que sympathiques.

Donc voila. Mon avis n'est pas si négatif que ça, au final. Un sujet qui mériterait d'être abordé un peu plus, peut-être autrement que dans un roman de chick-lit.

mercredi 10 septembre 2014

La trilogie du magicien noir, Trudi CANAVAN

Tome 1 : La Guilde des Magiciens

Présentation :

« Cette jeune fille est plus puissante qu’un novice moyen, peut-être même plus puissante qu’un magicien ! »

Comme chaque année, les magiciens d’Imardin se réunissent pour nettoyer la ville des indésirables. Protégés par un bouclier magique, ils avancent sans crainte au milieu des vagabonds, des orphelins et autres malandrins qui les haïssent. Soudain, une jeune fille folle de colère leur jette une pierre… qui passe sans effort à travers le bouclier magique.

Ce que la Guilde des magiciens redoutait depuis si longtemps est arrivé : il y a une magicienne inexpérimentée en liberté dans les rues ! Il va falloir la capturer avant qu’elle ne se détruise elle-même, et toute la ville au passage, avec un pouvoir qu’elle ne contrôle pas encore. Et qui sait ? Grâce à leur enseignement, le don dévastateur de la jeune fille se révèlera peut-être un atout décisif…

Mon avis :

J'ai récupéré les 3 tomes de cette série un peu par hasard, et je m'y suis lancée assez enthousiaste. Le résumé me plaisait bien, comme son thème.

Même si ça traîne peut-être un peu en longueur, dans le sens où il ne se passe pas grand-grand chose au final, j'ai bien apprécié cette lecture. J'ai suivi Sonea dans la découverte de son don avec intérêt. Même en sachant quelle serait l'issue (puisqu'il y a les 2 autres tomes ensuite, ça paraissait assez évident), les petites manigances qui rythment l'histoire m'ont intéressée.

Je pense que le prochain tome sera encore un peu plus intéressant, davantage axé sur le développement des pouvoirs de la jeune fille, et sur ce qu'elle peut en faire, auprès de la guilde ou en relation avec sa famille ou ses amis de l'extérieur. 

Tome 2 : La novice

Présentation :

Aujourd'hui, vous avancez d'un pas sur la route qui fera de vous des mages. Vous êtes des novices, vous devez jurer de respecter les lois de la Guilde et de ne jamais, jamais jeter de sort sans la présence d'un magicien. Le plus important, pour un mage, est la connaissance. Et même si ses pouvoirs se manifestent d'eux-mêmes, il mourra s'il ne sais pas les contrôler.

Tous les novices de la Guilde des magiciens viennent de familles puissantes... sauf Sonea. Mais elle sait bien qu'elle peut se tourner vers ses maîtres Dannyl et Rothen pour leur demander de l'aide. En tout cas, jusqu'à ce que d'infâmes rumeurs commencent à courir sur elle - et qu'Akkarin, le haut seigneur, intervienne. Nommé ambassadeur de la Guilde, le seigneur Dannyl part pour la cour d'Elyne où il entreprend une mission secrète : reprendre la quête que le haut seigneur lui-même entama puis abandonna il y a longtemps, à la recherche d'anciens savoirs magiques. Cependant, ignorant les motivations réelles de sa mission, Dannyl fait bientôt face à des dangers inattendus... Sonea, quant à elle, a presque oublié le sombre secret d'Akkarin ; mais cacher la vérité est peut-être une grave erreur...

Mon avis :

J'ai apprécié de suivre les avancées de Sonea au sein de la guilde. La vie continue de n'être pas rose avec elle ; la jeune fille doit affronter bien des obstacles. Elle qui n'est issue d'aucune grande famille devient vite la cible de ses petits camarades, avec en tête de file, Regin qui la poursuit coûte que coûte. Mais Sonea est loin d'être sans ressource. Sa grande puissance, canalisée toujours un peu plus par les leçons qu'elle suit, est mise à l'épreuve avec succès.

C'est aussi le haut seigneur Akkarin qui semble en vouloir à Sonea. Bien qu'on ne sache pas grand chose des fins de ce personnage, ce dont on est sûrs, c'est qu'il est bien sombre. En veut-il à Sonea ? Que cache-t-il  au fond ? Est-il l'assassin dont toute la cité se méfie ? Quels sont ses rapports exacts avec la magie noire ? 

Pour éclairer ces questions, Dannyl part en mission pour le compte de l'administrateur d'un côté et de Rothen de l'autre, essayant de retracer le parcours d'Akkarin et d'en apprendre plus sur l'exercice de la magie ancienne. J'avoue que j'ai un peu moins suivi cet aspect de l'histoire que l'évolution de Sonea au sein de la guilde. Cependant, c'est évidemment une part importante de ce roman et il ne faut pas passer à côté.

Bref, comme le premier tome, j'ai apprécié celui-ci, ses évolutions, ses nouveaux personnages (le fils de Rothen, l'assistant de Dannyl...). L'apprentissage de Sonea m'a bien accrochée. J'espère encore une plus grande mise en perspective des pouvoirs développés, du destin de la jeune fille et de l'importance de l'histoire de la guilde. A voir dans le tome 3...


P.S. : Je pense que l'auteur a un goût prononcé pour le verbe "étrécir" ^^


Tome 3 : Le Haut Seigneur

Présentation :

Sonea a beaucoup appris depuis ses débuts. Elle a su gagner le respect des novices, et une place au sein de la Guilde des Magiciens. Mais elle aurait aimé ne jamais découvrir certains secrets... Ce dont elle a été témoin dans la pièce souterraine du Haut Seigneur, ou l'existence d'un vieil ennemi de Kyralia, qui surveillerait la Guilde de près. Quand le Haut Seigneur lui dévoile son savoir, Sonea ne sait plus qui croire ou ce qu'elle craint le plus. La vérité est-elle aussi terrifiante ? Ou essaie-t-il de la tromper afin qu'elle l'aide à réaliser ses sinistres projets ?

Mon avis :

L'action monte en puissance avec ce troisième tome. Le voile se lève complètement sur Akkarin. Sa relation avec Sonea évolue encore tandis que leur monde autour d'eux se trouve profondément remué. L'histoire s'accélère et on navigue entre action, émotion, suspicion, intrigue... Jusqu'à une fin qui, elle, va un peu trop vite pour le coup, mais apporte l'ouverture sur la suite (Les chroniques du magicien noir, il me semble).

Les hirondelles de Kaboul, Yasmina KHADRA






TITRE : Les hirondelles de Kaboul
AUTEUR : Yasmina Khadra
EDITION : Pocket
ANNEE : 2010
NOMBRE DE PAGES : 147








Présentation :

Dans les ruines brûlantes de la cité millénaire de Kaboul, la mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici, une lapidation de femme, là un stade rempli pour des exécutions publiques. Les Taliban veillent. La joie et le rire sont devenus suspects. Atiq, le courageux moudjahid reconverti en geôlier, traîne sa peine. Toute fierté l'a quitté. Le goût de vivre a également abandonné Mohsen, qui rêvait de modernité. Son épouse Zunaira, avocate, plus belle que le ciel est désormais condamnée à l'obscurité grillagée du tchadri. Alors Kaboul, que la folie guette, n'a plus d'autres histoires à offris que des tragédies. Quel espoir est-il permis ? Le printemps des hirondelles semble bien loin encore...

Mon avis :

Je pense que je suis passée un peu à côté de cette lecture. En effet, ça ne m'a pas vraiment touchée, je ne me suis pas attachée aux personnages, et donc ça m'a laissé un peu insensible. 

Pourtant le sujet est loin de me laisser indifférente. Et j'avais vraiment beaucoup apprécié Mille soleils splendides de Khaled HOSSEINI qui touche globalement le même sujet. Ici, le point de vue est un peu différent, davantage axée sur les hommes. Evidemment, cela peut être intéressant, montrant qu'ils peuvent être bien différents les uns des autres, même en étant obligé de suivre le mouvement, qu'ils peuvent changer tout de même au fond. Mais, je ne sais pas si c'est parce que c'est trop "frôlé", mais ça ne m'a pas plus transportée que ça, ni sur ces aspects, sur les réflexions, l'histoire, les personnages, le "décor" même... Peut-être que si je l'avais lu avant le HOSSEINI, cela m'aurait plus atteinte ; mais ce dernier m'a vraiment beaucoup plus marquée.

mardi 9 septembre 2014

Les Lumineuses, Lauren BEUKES






TITRE : Les lumineuses
AUTEUR : Lauren Beukes
EDITIONS : Presses de la Cité
ANNEE : 2013
NOMBRE DE PAGES : 379









Présentation :

1931, Chicago. Traqué par la police, Harper Curtis, un marginal violent, se réfugie dans une maison abandonnée. A l'intérieur, il a une vision. Des visages de femmes, auréolés de lumière, lui apparaissent. Il comprend qu'il doit les trouver... et les tuer. Dans sa transe, Harper découvre que grâce à cette demeure, il peut voyager dans le temps. Débute alors sa croisade meurtrière à travers le XXe siècle : années 1950, 1970, 1990... D'une décennie à l'autre, il sème la mort sur son passage, laissant en guise de signature des indices anachroniques sur le corps de ses victimes. Mais l'une d'elles survit aux terribles blessures qu'il lui a infligées. Et va tout faire pour le retrouver.

Mon avis :

L'idée est originale : un tueur en série qui sévit à travers les décennies, prenant des objets à ses victimes pour les déposer auprès d'autres. 

J'ai lu ce livre avec un certain intérêt, sans vraiment m'ennuyer, mais pourtant je ne suis pas totalement conquise : c'est un peu brouillon, j'ai eu par moment du mal à me retrouver entre les victimes et leurs objets. Cela est sûrement dû au fait que tout reste un peu "sur le dessus", sans être vraiment creusé, approfondi. Les personnages restent assez fades à mon goût, l'enquête n'est pas menée en soi, le pourquoi du comment du fantastique n'est en rien expliqué. Je suis restée sur ma faim.

The book blogger test


J'ai trouvé ce tag chez La caverne aux Livres de Laety :

LE TOP 3 DES CHOSES QUI T'EXASPÈRENT CONCERNANT LES LIVRES :

  • De ne pas pouvoir acheter autant que voulu pour raisons financières
  • De voir ma PAL augmenter de façon exponentielle parce que je lis moins lire que je n'achète
  • Etre spoilée

DÉCRIS L'ENDROIT PARFAIT POUR LIRE :

  • En terrasse, dans un jardin ou au calme en pleine nature, quand il fait beau mais pas trop chaud.

3 CONFESSIONS LIVRESQUES :

  • J'ai une wishlist Amazon de 17 pages...
  • J'aimerais arriver à faire diminuer ma PAL au moins de moitié (environ 250 livres et ebooks actuellement)
  • Je suis souvent en retard sur les nouveautés

LA DERNIÈRE FOIS QUE TU AS PLEURÉ EN LISANT ?

  • C'était, je crois, avec Nos étoiles contraires. Ou peut-être Les pages de notre amour de Nicholas Sparks. Je ne sais plus lequel j'ai lu après l'autre.

COMBIEN DE LIVRES SUR TA TABLE DE CHEVET ?

  • Le soir dans le lit c'est liseuse pour moi (question pratique) donc aucun.

TON ENCAS FAVORI PENDANT QUE TU LIS ?

  • Rien de particulier. Souvent un café. Après...

3 LIVRES QUE TU RECOMMANDERAIS À TOUT LE MONDE :

  • Le treizième conte, Diane Stterfield
  • Oscar et la dame rose, Eric-Emmanuel Schmitt
  • Shining, Stephen King

UNE IMAGE DE TON ÉTAGÈRE PRÉFÉRÉE DE TA BIBLIOTHÈQUE :

  • Ayant déménagé dans un petit appartement, mes bibliothèques sont restées pour le moment au domicile parentale. J'en ai bien sûre une petite chez moi quand même (faut pas déconner !) mais j'ai hâte de bouger dans plus grand parce que mes grandes étagères me maaanquent !! et je ne peux pas en faire de photo du coup non plus...

QUE SIGNIFIENT LES LIVRES POUR TOI, EN 3 MOTS ?

  • Emotion
  • Voyage
  • Attachement

TON PLUS GROS SECRET CONCERNANT LA LECTURE ?

  • J'aimerais pouvoir consacrer une pièce entière d'un futur chez-moi à la lecture : immenses bibliothèques, collections de goodies livresques, ambiance ultra cozy,..


Je ne tague personne, mais si l'envie vous en dit, n'hésitez pas !!

Variations énigmatiques, Eric-Emmanuel SCHMITT





TITRE : Variations énigmatiques
AUTEUR : Eric-Emmanuel Schmitt
EDITION : Albin Michel
ANNÉE : 1996
NOMBRE DE PAGES : 150










Présentation :

Qui aime-t-on quand on aime ? Sait-on jamais qui est l'être aimé ? L'amour partagé n'est-il qu'un heureux malentendu ? Autour de ces éternels mystères du sentiment amoureux, deux hommes s'affrontent : Abel Znorko, prix Nobel de littérature qui vit loin des hommes sur une île perdue de la mer de Norvège où il ressasse sa passion pour une femme avec laquelle il a échangé une longue correspondance, et Erik Larsen, journaliste qui a pris prétexte d'une interview pour rencontrer l'écrivain. Mais pour quel motif inavoué ? Quel est son lien secret avec cette femme dont Znorko se dit encore amoureux ? Et pourquoi un tel misanthrope a-t-il accepté de le recevoir ? L'entrevue se transforme vite en un jeu de la vérité cruel et sinueux, rythmé par une cascade de révélations que chacun assène à l'autre au fil d'un suspense savamment distillé.

Mon avis :

Avec son caractère bien marqué, assez antipathique, Abel Znorko vit reclus sur une île de Norvège. Un jour, Erik Larsen vient pour l'interviewé. Bien qu'il soit accueilli à coups de fusils, le prix Nobel accepte quand même de le recevoir.
 Leur discussion va commencer sur le sujet du livre de Znorko, une histoire d'amour interrompue pour se changer en relation épistolaire. Mais de quelle jeune femme parle l'auteur dans ce livre, lui qui apparaît si solitaire ? 
Cette pièce aborde des sujets comme l'amour (bien sûr), l'évolution d'une relation amoureuse, la passion, la distance, la dissimulation, le secret, l'écriture. Mais aussi la maladie, la solitude, les rapports humains, ... Beaucoup de thèmes intéressants, comme chaque fois avec Eric-Emmanuel Schmitt. 
Cependant, je n'ai pas été très touchée, peut-être parce que je ne me suis pas suffisamment attachée aux personnages ou à leur histoire. Je serai quand même curieuse de voir cette pièce jouée. Elle a été jouée par Alain Delon et Francis Huster à sa création. Il y en a une version avec Gilles Droulez et François Tantot sur Youtube, lors du Festival d'Avignon de 2013, je pense que je vais regarder ça dans la journée.


 "Ce qu'il y a de beau dan un mystère, c'est le secret qu'il contient, et non la vérité qu'il cache." 

lundi 8 septembre 2014

Séquestrée, Chevy STEVENS





TITRE : Séquestrée
AUTEUR : Chevy Stevens
EDITION : L'Archipel / Pocket
NOMBRE DE PAGES :  383 chez Pocket










Présentation : 

Annie a été séquestrée.
Elle a passée douze mois en enfer dans une cabane perdue au fond de la forêt.
Annie est libre, enfin, mais les séances chez le psychologue lui font revivre chaque minutes.
Annie est sauve, le plus dur est derrière elle.
Du moins le croit-elle...

Mon avis :

On suit les séances d'Annie chez le psychologue. Elle y raconte l'enfer qu'elle a vécu pendant un an, après qu'un homme l'ait enlevée puis séquestrée dans une cabane au milieu de nulle part. Dès lors, ses jours ont été marqués de violence, de rituels stricts, de viols et traumatismes. 
Cette présentation chapitre par chapitre, correspondant à chaque séance, permet de se plonger pleinement dans la vie d'Annie, presque de se mettre à sa place, qu'il s'agisse de retourner dans cet enfer ou de suivre sa vie une fois qu'elle en est sortie. Enfin, "sortie" est un bien grand mot puisque, évidemment, on ne sort pas d'un tel épisode indemne : entre la paranoïa et l'avancée de l'enquête, c'est toute sa vie qui est bouleversée. 
Evidemment, puisque l'histoire est racontée par Annie qui passe chez le psy, on sait qu'elle finit par sortir de cette séquestration. Il n'empêche de se demander "comment ?" et puis surtout "pourquoi en est-elle arriver à se faire kidnapper ? par qui ? pour quelles raisons ?". Bien que les réponses à cette dernière question puisse paraître un peu tordue, ça peut ne pas être si impossible que cela. J'aurais pu être plus emballée par d'autres explications mais ça ne m'a pas dérangée plus que ça. J'ai un bémol un peu plus gros concernant la toute fin, un peu abrupte dans l'écriture. Peut-être une épilogue n'aurait pas été de trop pour éviter cet effet.
Sinon, dans l'ensemble, l'ambiance oppressante de la séquestration est plutôt bien retranscrite. L'écriture est simple mais efficace. C'est un thriller qui a son mérite.

Qui es-tu Alaska ?, John GREEN





TITRE : Qui es-tu Alaska ?
AUTEUR : John Green
EDITION : Gallimard Jeunesse
ANNEE : 2011
NOMBRE DE PAGES : 416










Présentation :

Miles Halter a seize ans et n'a pas l'impression d'avoir vécu. Assoiffé d'expériences, il décide de quitter le petit cocon familial pour partir loin, en Alabama, au pensionnat de Culver Creek. Ce sera le lieu de tous les possibles. Et de toutes les premières fois. C'est là, aussi, qu'il rencontre Alaska. La troublante, l'insaisissable et insoumise, drôle, intelligente et follement sexy, Alaska Young.

Mon avis :

J'avais eu un coup de coeur pour Nos étoiles contraires, du même auteur. Qui es-tu Alaka ? faisait partie du baby challenge "Drames" sur Livraddict, auquel j'ai décidé de participer. Donc je me suis lancée, sans appréhensions, dans ce roman.

On suit le quotidien de Miles, Chip, Alaska, Takumi et Lara dans le pensionnat de Culver Creek. Boire et fumer en douce, suivre les cours, créer des affinités, font partie de leur quotidien. 

J'ai apprécié cette lecture mais elle est loin du coup de coeur quand même. Peut-être parce que je n'ai pas eu d'affection très particulière pour les personnages. 

J'avais senti "l'élément perturbateur" arriver, évidemment. Mais cela ne m'a pas dérangé. J'ai trouvé original le découpage des chapitres en nombre de jours avant / nombre de jours après, d'ailleurs. J'ai par contre ressenti moins de profondeur que je n'en attendais. Et c'est sûrement ce qui m'a éloignée du coup de coeur.

"De mon point de vue, les gens avaient besoin d'être rassurés. Ils ne supportaient pas que la mort soit synonyme de grand néant noir, que les êtres qu'ils chérissaient n'aient plus d'existence, et ils ne pouvaient a fortiori pas s'imaginer ne plus exister. J'ai décrété finalement que les gens croyaient en l'au-delà pour la bonne raison qu'ils ne pouvaient supporter de ne pas y croire." 

dimanche 7 septembre 2014

Porteurs d'âmes, Pierre BORDAGE







TITRE : Porteurs d'âmes
AUTEUR : Pierre Bordage
EDITION : Au diable vauvert
ANNEE : 2012
NB DE PAGES : 501








Présentation :

Léonie, achetée au Liberia, alors qu’elle n’était qu’une enfant, séquestrée, prostituée, s’enfuit à vingt ans de son enfer pour se retrouver clandestine et sans papiers dans les rues de Paris.
Edmé, un inspecteur de la Crim’, déprimé par les violences, la misère et le cynisme qu’il côtoie chaque jour, découvre un étrange charnier dans la Marne.
Cyrian, fils de famille en mal de raisons de vivre, se prête à un voyage expérimental d’un genre nouveau, pour trouver le frisson de l’extrême : le transfert de l’âme dans un corps d’emprunt...
Leur point commun ? Tous trois sont porteurs d’âmes, comme tous les êtres humains. Mais parfois les âmes ne sont pas où elles devraient être …
Polar, roman d’amour et d’anticipation : Pierre Bordage joue ici de tous les genres avec un art consommé…

Mon avis :

Sur les bons conseils d'un ami, j'avais découvert Pierre BORDAGE avec Les fables de l'Humpur. Curieuse de découvrir d'autres de ses romans, j'ai emprunté celui-ci lors de me dernier passage à la médiathèque. 

On y trouve une trame de polar, tout en ayant l'apport de la touche science-fiction, très légère, simplement avec l'existance du translateur, la machine qui permet à une âme de voyager dans un autre corps. Etant adepte de thrillers, cet univers m'a plu, c'est le genre d'histoire auxquelles j'accroche généralement. 

L'écriture est fluide et suivre les aventures de Léonie, Cyrian et Edmé a été très facile. Leurs trois destins finissent par se rencontrer. Trois âmes en détresse qui se trouvent réunies autour d'une expérience nouvelle qui n'est pas sans soulever des dangers, ainsi que des sentiments nouveaux pour chacun. 

Je continuerai ma découverte de l'auteur avec grand plaisir après cette nouvelle lecture très positive !

samedi 6 septembre 2014

Des enfants trop parfaits, Peter JAMES







TITRE : Des enfants trop parfaits
AUTEUR : Peter James
EDITION : Fleuve Noir
ANNEE : 2014
NB DE PAGES : 548







Quatrième de couverture :

John et Naomi n’arrivent pas à se remettre de la mort de leur fils, emporté par une maladie génétique rare à l’âge de quatre ans. Lorsqu’ils rencontrent le mystérieux docteur Leo Dettore, ils voient en lui l’homme providentiel. Le généticien connaît en effet une méthode infaillible pour que leur prochain enfant ne soit pas atteint de la même pathologie. Comment résister à la promesse d’un bébé en bonne santé ? John et Naomi décident de tenter l’expérience. Ils auraient pourtant dû comprendre que quelque chose clochait quand ils ont vu la liste : choix de la couleur des yeux, des cheveux, des traits de caractère, des aptitudes sportives… Leo Dettore crée des enfants sur mesure ! Trop tard pour faire marche arrière. Naomi est enceinte, et déjà quelque chose ne tourne pas rond…

Ce que j'en dis :

C'est un livre que mon homme m'a offert, sans commande de ma part et sans le piocher dans ma Wish-List. Et il n'est pas trop mal tombé. 
De Peter James, j'avais déjà lu, voilà plusieurs années, Comme une tombe. Sans que ce dernier me laisse un souvenir imperissable, je gardais un bon a priori sur l'auteur. Aussi, j'étais satisfaite du cadeau.
La lecture a confirmé cette première impression. Bien que ça ne soit pas aussi "thriller" que ce à quoi je suis davatange habituée (Thilliez, Chattam...), j'ai été bien hapée par ce roman. Dès l'instant où Naomie tombe enceinte, j'ai eu envie de savoir ce qu'allait donner cette grossesse, en quoi elle serait normale ou non, et quel en serait le fruit. Là dessus, je n'ai pas été déçue ; le sentiment de malhaise ressenti par les parents est parvenu jusqu'à moi. 
Même si j'ai trouvé que le résultat de cet eugénisme allait un peu loin, du moins avait du mal à ne pas me faire sentir proche de la science-fiction à tendance dystopique (avec toute l'admiration que j'ai eu sur le sujet quant Au meilleur des mondes d'Huxley, par exemple), il soulève des réflexions quant à la génétique et à l'éducation qui méritent d'être posées. Qu'en sera-t-il dans plusieurs années ?